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La vermine pose une question importante : les avertissements de déclenchement sont-ils dévalués ? Avons-nous vu tant d’avertissements de contenu nous évitant la mention passagère de tel ou tel sujet que nous les contournons même lorsque, comme dans ce cas, l’huissier tient à attirer notre attention sur eux, entre la numérisation des billets et nous demander écraser parce que c’est salle comble ? Vermin est le conte gothique de Rachel et Billy, dont la romance éclair est déraillée par l’arrivée de rats dans leur nouvelle maison. Alors qu’un tel développement déstabiliserait certainement les meilleurs d’entre nous,…

Évaluation



Bien

★★★ Une histoire horrible mais pleine d’esprit d’amour et de rongeurs.

Vermine pose une question importante : les trigger warnings sont-ils dévalorisés ? Avons-nous vu tant d’avertissements de contenu nous évitant la mention passagère de tel ou tel sujet que nous les contournons même lorsque, comme dans ce cas, l’huissier tient à attirer notre attention sur eux, entre la numérisation des billets et nous demander écraser parce que c’est salle comble ?

Vermine est le conte gothique de Rachel et Billy, dont la romance éclair est déraillée par l’arrivée de rats dans leur nouvelle maison. Alors qu’un tel développement déstabiliserait certainement les meilleurs d’entre nous, pour Rachel et Billy, c’est le déclencheur qui enflamme la maladie mentale et, dans son sens originel, l’hystérie.

L’histoire est racontée par Rachel et Billy eux-mêmes, dans un contrepoint plaisant où ils interrompent, se chevauchent, taquinent et tentent parfois de détourner le récit de l’autre. C’est révélateur du couple enjoué et affectueux qu’ils étaient avant l’arrivée des rats mais aussi, comme d’horribles actes de violence sont décrits, évocateur d’un terrible manque d’empathie. On ne pouvait pas en dire autant du public, dont beaucoup reculaient devant le sadisme raconté d’une manière triste mais toujours étonnamment joyeuse. Si le théâtre est censé faire ressentir quelque chose au public, Vermin y parvient certainement.

La mise en scène est très simple, juste deux chaises dans un espace autrement vide, sans changement d’éclairage ou de paysage sonore. C’est donc tout à l’honneur de Benny Ainsworth‘s écrit, et son et Sally Paffett‘s performances, que le public ressent un tel pressentiment et une telle répulsion. Il s’appuie pour son effet sur des descriptions graphiques de la violence et de la souffrance, et sur le contraste troublant entre la normalité de ces joyeux Londoniens du Sud et l’anormalité de leurs actions.

Vermin est une production bien exécutée et sans fioritures, avec un arc narratif satisfaisant qui rassemble le jeune couple, les voit s’effondrer puis, peut-être, se reformer. Aussi accompli soit-il, je ne suis pas sûr que je me dépêcherais personnellement de le voir, étant donné à quel point il est à la hauteur de ses avertissements de contenu, mais les amateurs d’horreur apprécieront son humour sombre et sombre et l’anticipation nerveuse de ses événements horribles. Cela pourrait simplement vous faire voir les rats sous un jour plus sympathique. C’est un ajustement parfait pour Vieux Lion Rougec’est Fête sinistre.


Écrit par : Benny Ainsworth
Réalisé par : Michael Parker
Produit par : Théâtre Triptyque

Vermin a joué dans le cadre de la saison GrimFest d’Old Red Lion et a maintenant terminé sa course actuelle.



By 5int9