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Kin se concentre sur deux sœurs réunies par la mort imminente de leur père. Les sœurs, Sarah (Priti Colbeck) et Lily (Matsume Kai) ont des perspectives et une approche de la vie très différentes. Sarah est axée sur sa carrière, utilisant son travail et son horaire chargé pour expliquer son manque d’engagement envers toute forme de relation. Lily, d’autre part, est liée par le devoir et la responsabilité, s’occupant de sa propre famille et de son père essentiellement séparé malgré les torts qu’il a commis dans le passé. Au cours de sa durée de 70 minutes, le scénariste (Max Dickins) et le réalisateur (David Fairs) sont capables de se tisser dans une…

Évaluation



Bien

Une confrontation passionnément passionnée entre deux sœurs qui montre avec brio à quel point les ressentiments enfouis, laids et explosifs, peuvent s’intensifier avec le temps.

Proche se concentre sur deux sœurs réunies par la mort imminente de leur père. Les sœurs Sarah (Priti Colbeck) et Lily (Matsume Kaï) ont des perspectives et une approche de la vie très différentes. Sarah est axée sur sa carrière, utilisant son travail et son horaire chargé pour expliquer son manque d’engagement envers toute forme de relation. Lily, d’autre part, est liée par le devoir et la responsabilité, s’occupant de sa propre famille et de son père essentiellement séparé malgré les torts qu’il a commis dans le passé.

Au cours de sa durée de 70 minutes, l’écrivain (Max Dickin) et réalisateur (Foires de David) sont capables de tisser une quantité importante de matériel en se concentrant sur les interactions de seulement deux personnages, explorant en profondeur leur ressentiment passé et enfoui. La fenêtre de l’appartement, où se déroule toute la pièce, est représentée par des dessins à la craie d’une fenêtre sur un tableau noir. Les alternances entre bavardages calmes et indifférents et engueulades sont astucieusement interceptées par Lily effaçant le dessin du soleil pour le remplacer par la lune, ou vice versa, sur le tableau noir, tandis que l’utilisation d’une musique de fond pour refléter le passage de le temps offre une transition naturelle et réaliste entre les émotions. S’il est clair que les deux sœurs ont refoulé des sentiments et des colères l’une envers l’autre, il y a aussi des notes d’enjouement et un désir de se reconnecter en se remémorant des expériences d’enfance plus joyeuses. Ce va-et-vient constant entre la colère et la joie est astucieusement utilisé pour faire avancer l’histoire.

Il est mentionné à plusieurs reprises que Lily, malgré son manque apparent de succès liés à sa carrière, est la plus intelligente de la famille. Pourtant, c’est Sarah qui utilise des phrases trop compliquées, qui donnent parfois l’impression d’avoir été mémorisées et arrachées à un roman classique. Utilisé avec parcimonie et de manière ciblée, cela pourrait mettre en valeur le désir de Sarah de démontrer sa supériorité sur sa sœur. Bien que cela ait pu être l’intention, cet élément n’est pas suffisamment articulé, ce qui donne l’impression qu’il est surutilisé. Cela brouille ensuite la ligne de savoir si Sarah a délibérément élaboré ses réponses en raison de ses insécurités ou s’il s’agit simplement de son schéma de parole normal, bien que non naturel.

Bien que les sœurs soient reconnectées par leur père malade, il ne fait pas d’apparition physique. Ses marmonnements non cohérents peuvent être entendus à travers le babyphone, interrompant parfois les combats des sœurs. Cependant, même si cela ajoute un certain niveau de bande dessinée et de soulagement de la tension, cela ne semble pas nécessaire à la progression de l’histoire. À la fin, Lily réfléchit aux moments plus heureux qu’elle a partagés avec sa sœur, en diffusant des images d’un projecteur de bobine de film à l’ancienne. Bien que cela puisse avoir un impact, la projection est trop petite et la qualité trop faible pour que le public apprécie les détails de ce qui est montré.

Ces problèmes mis à part, Kin est bien conçu et réaliste, mettant en valeur la tension de la confrontation entre deux sœurs alors qu’elles s’affrontent lors de leurs courtes retrouvailles. Cela démontre que parfois, le passage du temps ne dilue pas les ressentiments, au contraire, il peut intensifier les émotions.


Écrit par : Max Dickins
Réalisé par : David Fairs
Produit par : Kean Street Productions

Kin joue au Lion and Unicorn Theatre jusqu’au 19 novembre. De plus amples informations et réservations peuvent être trouvées ici.



By 5int9