“Je trouve de la joie dans la curiosité” dit Rebeka Dió, presque les derniers mots de All in Good Time de Not God Complex. C’est une phrase qui résume parfaitement l’heure précédente. Parce que tout cela est de nature plutôt curieuse, parfois sensé, parfois franchement époustouflant – surtout les petits canards grinçants sur nos sièges ? Malgré tout, c’est une expérience joyeuse, car si vous trouvez vous aussi de la joie dans la curiosité, ce spectacle vous plaira. Par où commencer même si? Le début, le milieu ou la fin ? Ou un autre moment indéfini en cours de route ? All in Good Time, c’est exactement ça…

Notation



Excellent

Un spectacle joyeux qui porte la performance détendue à un tout autre niveau dans ses efforts pour accueillir un public neurodivers. Cela n’a parfois aucun sens, mais laisse toujours une merveilleuse lueur de contentement à la fin.

“Je trouve de la joie dans la curiosité” dit Rebeka Diopresque les derniers mots de Pas Dieu Complexec’est Tout à l’heure. C’est une phrase qui résume parfaitement l’heure précédente. Parce que tout cela est de nature plutôt curieuse, parfois sensé, parfois franchement époustouflant – surtout les petits canards grinçants sur nos sièges ? Malgré tout, c’est une expérience joyeuse, car si vous trouvez vous aussi de la joie dans la curiosité, ce spectacle vous plaira.

Par où commencer même si? Le début, le milieu ou la fin ? Ou un autre moment indéfini en cours de route ? Tout à l’heure est à peu près cela – le temps : nos concepts de celui-ci, comment il est utilisé pour nous définir, nous contrôler, et plus important encore, comment nous le vivons tous différemment. Cette dernière partie est très importante pour une émission qui a déployé de grands efforts pour mettre en valeur sa nature neurodiverse. Pour la soirée d’ouverture, un grand groupe est présent avec des soignants, plus que bien accueillis, non seulement par le spectacle, mais aussi par l’équipe des Vaults. Alors que nous faisons la queue, quelqu’un part même chercher une chaise pour un participant, trouvant un peu trop l’attente prolongée.

Le spectacle est une série de scènes interconnectées, tenues ensemble par nos charmants Time Lords (oui, c’est comme ça qu’ils sont facturés) Zoé Glen et Billie Grace. Ce sont nos compères, vêtus de costumes brillants d’animateur de jeux télévisés. Ils nous accueillent, leurs voix suaves et relaxantes. La neurodiversité est à nouveau au premier plan et présente. Ils commencent même par nous dire que c’est un spectacle détendu, qu’on peut se lever, bouger, faire une pause. Mais ce ne sont pas seulement des informations avant le spectacle, cela fait partie du spectacle. Et encore une fois, pour souligner le caractère inclusif de la production, leurs mots apparaissent sur l’écran vidéo derrière eux. Entre eux sur scène se trouve Dió, le voyageur du temps avec qui nous allons faire ce voyage.

Les scènes elles-mêmes basculent autour des époques, de 10 000 avant JC à nos jours. Chacun regarde le temps d’une manière différente, certains ayant beaucoup plus de sens que d’autres. Un merveilleux jeu de Catchphrase en grec ancien oppose les dieux du temps les uns aux autres, tandis qu’une chanson sur Henry de Vick, l’un des premiers à inventer une horloge mécanique au 14ème siècle, est amusant et fait chanter une foule merveilleuse. Cependant, le moment le plus intéressant survient peut-être dans une scène de tribunal où le concept de temps et de travail est débattu, montrant le temps comme une mesure de la productivité qui doit être contrôlée par ceux qui sont au pouvoir.

Le spectacle trace parfois une ligne fine entre la belle performance et la prétention ! Mais ce n’est que brièvement, et à en juger par les sons satisfaits de nombreux spectateurs, il est clair que les moments que je trouve inutiles sont toujours appréciés par d’autres.

Tout à l’heure est une pièce de théâtre absolument fascinante. Ce n’est pas pour tout le monde : il n’y a pas de narration linéaire, une grande partie n’est pas totalement claire quant au sens ou au but, et cela risque d’être accusé d’être de l’art pour l’art. Mais c’est un délice à regarder et un plaisir incroyable de faire partie d’un public aussi diversifié, qui est ravi de pouvoir tenir des canards en l’air lorsqu’on le lui demande. Quant à ces canards, ce n’est que plus tard que leur but m’est devenu ; ils sont un outil sensoriel, quelque chose à tenir, à serrer, à vous détendre si vous vous sentez dépassé par tout ce qui se passe autour de vous. Oui, en effet, ce spectacle a vraiment pensé à tout pour que son public diversifié se sente le bienvenu.


Conçu par : Zoe Glen, Billie Grace et Rebeka Dió
Conception lumière et son par : Yuval Brigg
Projection visuelle et sous-titrage par : Gisela Mulindwa
Produit par : Eilidh Northridge

All In Good Time joue dans le cadre du VAULT Festival 2023 jusqu’au 27 janvier. De plus amples informations et réservations peuvent être trouvées ici.



By 5int9